Pourquoi toujours proportionner la croyance à l’évidence n’est pas forcément vrai, ou la question des engagements

Article traduit en anglais depuis le blog de J. Chastek.

Un délicat équilibre ?

Proposition : Si les croyances sont proportionnées aux preuves, les engagements sont proportionnés aux preuves.

Les engagements sont soit des croyances, soit les ont comme principe essentiel.

Proposition : Si les engagements sont proportionnés à des preuves, nous ne pouvons pas faire de vœux ou avoir en principe des engagements incassables. La prudence devient également impossible, avec tout ce qui demande de la prudence: politique, vertu, bonheur, etc.

Aucun degré de preuve ne justifie un engagement futur incassable, car nous n’avons quasiment aucune preuve sur les états futurs. La prudence requiert des engagements face à l’incertain intrinsèquement incertain, c’est-à-dire non évident.

Proposition : Nous devons faire des vœux, former des engagements incassables en principe et être prudents.

La vie humaine nécessite des engagements de principe et absolus envers, par exemple, les conjoints, les nations, les enfants, la vérité, Dieu, la religion, le progrès humain, la science, les idéologies [comme les demandes de «preuves»]. Le besoin de prudence est per se nota.

Conclusion : Nous ne devons pas toujours proportionner la croyance aux preuves.

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